Petits poèmes - Haïkus et autres

un chant de ruine

avale les lézards verts

au sol une peau

un rouge gorge

déjà passé de printemps

presse ses notes

la ruche se tait 

une fleur solitaire

pousse la terre

le miel coule

dans les artères du bois

l'abeille nettoie

Sentir en soi la terre monter par les doigts - avec elle ouvrir ses ailes et toucher le ciel en entier - s’abandonner aux larmes du dedans - aux larmes sans pensées qui baignent le cœur de joie - le bleu s’enrichi de tous les rouges du feu - mon âme respire et mon esprit léger vient me souffler quelques mots oubliés - une petite lumière se met à briller - pour me dire où je dois passer - 12 Novembre 2018